Combien de 12 août faudra-t-il encore avant de rénover le corps des Ehpad ?
Le 12 août 2003, la France découvrait brutalement qu'un bâtiment pouvait devenir un facteur de risque sanitaire. La canicule a provoqué une surmortalité exceptionnelle, touchant particulièrement les personnes âgées. Vingt-trois ans plus tard, le problème n'a pas disparu : il a changé d'échelle.
Du 17 juin au 2 juillet 2026, 5 764 décès toutes causes en excès ont été estimés par Santé publique France dans les départements concernés par la canicule, soit une hausse de 36,2 % par rapport au nombre de décès attendu. Les personnes âgées de 75 ans et plus représentent à elles seules les deux tiers de cette première estimation. L'Île-de-France a enregistré près de 2 000 décès supplémentaires, soit une hausse de 81,2 %. L'épisode de 2026 n'a pas atteint l'impact sanitaire de 2003, mais son intensité météorologique a dépassé celle d'août 2003. Ces chiffres restent provisoires.
Une chose, en revanche, ne l'est plus : le climat pour lequel une partie des bâtiments médico-sociaux a été conçue n' (...)
