Une attractivité des métiers sanitaires, sociaux et médico-sociaux en berne
Alors que les données de l'INSEE alertent sur l'augmentation du chômage au troisième trimestre 2025 avec 44 000 chômeurs de plus par rapport au trimestre précédent, soit un total de 2,4 millions de personnes en recherche d'emploi ; les secteurs du sanitaire, social et médico-social, eux, peinent toujours à trouver des candidats pour pourvoir leurs emplois vacants, comme l'indique l'édition 2025 de l'enquête annuelle sur les besoins de main-d'oeuvre des entreprises publiée par France travail et le centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc).
Trois rapports récents de l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) mettent en évidence les enjeux liés au défaut d'attractivité grandissant des métiers du sanitaire, du social et du médico-social. Les conditions salariales, les conditions de travail et notamment la pénibilité des métiers avec des contraintes physiques et psychosociales élevées, la fréquence des accidents du travail, un manque de formation, etc., seraient autant de causes qui conduiraient à une moindre attractivité de ces secteurs et métiers. Or, l'attractivité des métiers du sanitaire, social et médico-social est un enjeu de premier plan pour assurer le bon fonctionnement de ces établissements et le service rendu aux patients, résidents ou bénéficiaires des soins et prestations délivrés par ces professionnels essentiels.
Sabrina GROSSI
Les tensions de recrutement dans les métiers du sanitaire, du social et du médico-social sont majeures et transparaissent à la lecture du nombre de postes vacants dans ces secteurs. Ainsi, entre autres exemples, 15 000 postes d'aides-soignants, 8 000 postes d'éducateurs spécialisés ou encore 12 000 postes d'aides médico-psychologiques auraient été vacants en 2025 en forte progression sur la période 2021- 2025 (+25/ 30 % de postes vacants pour ces métiers). Des précautions s'imposent néanmoins sur le dénombrement (...)

