Recrutement temporaire dans le médico-social : la recherche de flexibilité sous contrôle
Depuis plusieurs années, et plus encore depuis la crise sanitaire liée à la Covid-19, les établissements médico-sociaux sont confrontés à des difficultés structurelles majeures : pénurie de professionnels, besoin accru de flexibilité dans l'organisation du travail, contraintes budgétaires renforcées. Les difficultés de recrutement, en particulier au sein des EHPAD, sont anciennes et largement documentées, notamment par les travaux de la DREES[1]. Dans ce contexte tendu, de nombreux établissements ont cherché à sécuriser la continuité de l'accompagnement des usagers en recourant à des solutions alternatives, comme l'intérim paramédical, mais aussi les plateformes numériques de mise en relation. Ces deux modalités ont fait l'objet de précisions juridiques récentes.
Gabrielle de CROZALS
Élève-avocat au Cabinet Cormier-Badin-Apollis
Dans leur fonctionnement, les plateformes numériques (à l'instar de Médiflash ou Brigad) reposent sur une logique proche de celle de l'intérim paramédical : mettre en relation un professionnel de santé disponible avec un établissement ayant des besoins ponctuels de renfort.
La différence essentielle réside toutefois dans le statut du soignant. Lorsqu'il intervient par l'intermédiaire d'une agence d'intérim, le professionnel est salarié. En revanche, via les plateformes numériques, il exerce sous un statut indépendant (micro (...)
